Alexandre Romanès : « N’oublions pas les Tziganes ! »
Le drame des réfugiés mobilise Alexandre Romanès, qui rappelle les mauvaises conditions d’accueil réservées au peuple du voyage.
dans l’hebdo N° 1372 Acheter ce numéro

Depuis plus de vingt ans, Alexandre Romanès parcourt les routes du monde en compagnie de sa famille, de sa troupe et de son cirque. De retour à Paris pour son nouveau spectacle, La lune est plus poétique que le soleil, cet esthète voyageur s’exprime sur la situation des migrants en France et en Europe. Nous l’avons rencontré dans son nouvel espace, près de la porte Dauphine [^2].
Vous qui êtes un homme du voyage, quel regard portez-vous sur le débat autour de l’accueil des réfugiés ?
Alexandre Romanès : Les politiques tentent de nous faire croire qu’il s’agit d’une situation ingérable et qu’il est difficile d’héberger tant de personnes. Auraient-ils oublié tous ceux qui ont rejoint la métropole après la guerre d’Algérie [^3] ? Pourtant, tous ont été relogés. C’est le minimum que l’on doive offrir aux réfugiés aujourd’hui, qui sont beaucoup moins nombreux. Mais je n’oublie pas non plus les Tziganes dont les camps sont démantelés et qui sont laissés sans assistance. Comme ces réfugiés qui ne veulent
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Les évangéliques étaient très disposés à embrasser un personnage comme Trump »
« Contre l’internationale réactionnaire, il existe une soif transfrontalière de résistance »
« Ils m’ont attaché les pieds, les mains, tout était enchaîné »