Didier Migaud : « Le dernier mot revient toujours au politique »

Malgré ses nouvelles missions d’évaluation des politiques publiques, la Cour des comptes ne sort pas de son rôle, estime Didier Migaud.

Thierry Brun  • 21 octobre 2015 abonné·es
Didier Migaud : « Le dernier mot revient toujours au politique »
Didier Migaud est premier président de la Cour des comptes.
© GUAY/AFP

Didier Migaud réfute ici les critiques, récurrentes ces dernières années, sur un certain nombre de rapports émis par l’institution qu’il préside.

Une partie de la gauche reproche à la Cour des comptes d’outrepasser sa mission. Comment recevez-vous cette critique ?

Didier Migaud : Cette critique est infondée ! La Cour ne sort pas de son rôle, qui est, en l’espèce, d’aider le gouvernement et le Parlement à savoir si les objectifs qu’ils se sont fixés sont atteints et, dans le cas contraire, à formuler des recommandations pour ce faire. Ce n’est pas la Cour qui décide s’il faut redresser les comptes publics et à quel rythme, c’est la représentation nationale. Qu’on approuve ou qu’on déplore les objectifs votés, la Cour ne peut que s’inscrire dans ce cadre et elle ne serait pas légitime à les contester. Pour revenir sur un sujet récent qui a pu faire l’objet

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