Quels renseignements voulons-nous ?
Les services français sont dépassés. Ils ont été renforcés depuis le mois de janvier, mais éloignés du contrôle judiciaire. Pour quelle efficacité ?
dans l’hebdo N° 1379 Acheter ce numéro

Le mentor de Mohamed Merah s’appelait Fabien Clain. Cet homme, dont la voix a revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris, était déjà dans l’ombre du tueur de Toulouse et de Montauban en mars 2012. « Le 12 novembre 2012, j’ai demandé qu’il soit entendu, s’indigne Samia Maktouf, avocate de la famille d’un des militaires tués par Merah. On m’a répondu qu’il n’était “ pas nécessaire de procéder dans l’immédiat ”. Fabien Clain a pu circuler en Europe, partir en Syrie, poster une vidéo macabre sur Internet… »
Il faut tirer les leçons du 13 novembre 2015, défend l’avocate : « Ces attentats sont la continuation de l’affaire Merah, elle-même continuation de l’affaire d’Artigat [^2]. Ce sont les mêmes protagonistes. » Des voix s’élèvent depuis une semaine pour dénoncer les failles des services de renseignements français. Mais quels renseignements voulons-nous