État d’urgence : « Le mouvement social est entravé »

En dépit de l’urgence, les militants engagés pour le climat ne sont pas écoutés par le gouvernement.

Patrick Piro  • 2 décembre 2015 abonné·es
État d’urgence : « Le mouvement social est entravé »
Christophe Aguiton Militant d’Attac.
© Mustafa Sevgi/Anadolu Agency/afp

Alors que les mobilisations de dimanche dernier, notamment la chaîne humaine parisienne, se sont déroulées dans le calme, le gouvernement s’est focalisé sur les incidents place de la République.

Avez-vous le sentiment d’une incompréhension de la part du gouvernement ?

Christophe Aguiton : La situation est paradoxale : alors que les opinions publiques, dans la plupart des pays, sont aujourd’hui convaincues que le dérèglement climatique est une question cruciale qu’il faut régler, qui se préoccupe de la fragilité du mouvement social sur ce sujet ? Il existe des mobilisations environnementales ou d’opposition aux grands projets inutiles, mais, sur le climat, elles sont encore dans la petite enfance. Or, sans mouvement

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Société Écologie
Temps de lecture : 3 minutes