BD : Elles bandent aussi !
Les créatrices de bande dessinée se mobilisent pour exister dans un monde majoritairement masculin.
dans l’hebdo N° 1387 Acheter ce numéro

Ce 5 janvier, les créatrices de bande dessinée se sont réveillées avec une gueule de bois digne d’un lendemain d’élections régionales. En cause, la publication de la sélection du Grand Prix du Festival d’Angoulême, grand-messe annuelle de la BD. Trente hommes, aucune femme.
Oubli ? Mépris, répond le Collectif des créatrices de BD contre le sexisme, qui immédiatement appelle au boycott du Grand Prix, rappelant qu’en quarante-trois ans une seule femme a reçu ce prix. « Le concept du Grand Prix est de consacrer un auteur pour l’ensemble de son œuvre. Quand on regarde le palmarès, on constate que les artistes qui le composent témoignent d’une certaine maturité et d’un certain âge. Il y a malheureusement peu de femmes dans l’histoire de la bande dessinée, tente de justifier le délégué général du festival, Franck Bondoux, dans Le Monde. C’est une réalité. Si vous allez au Louvre, vous trouverez également assez peu d’artistes féminines. »
Un discours qui n’a fait qu’alimenter la polémique. « Vouloir […] nous faire avaler que les auteurs nominés sont des artistes qui “réalisent des créations depuis plusieurs décennies”, alors que plusieurs Grands Prix n’avaient pas encore atteint la quarantaine lors de leur élection, il y a de quoi se demander si on ne se fiche pas davantage de nous », réplique le Collectif des
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