Jean Echenoz : « L’intrigue est un mal nécessaire »

Après une série de livres articulés autour de personnages réels ou d’événements historiques, Jean Echenoz raconte comment il est revenu au roman d’action, ancré dans notre époque.

Christophe Kantcheff  • 6 janvier 2016 abonné·es
Jean Echenoz : « L’intrigue est un mal nécessaire »

En ces temps heurtés, commencer l’année 2016 avec un nouveau roman de Jean Echenoz, gorgé de fantaisie et d’aventure, est on ne peut plus bienvenu. Pour le dire simplement : Envoyée spéciale fait du bien. Comme de converser avec son auteur, romancier ultra-doué et archi-reconnu, pourtant toujours modeste et étranger à l’esprit de sérieux, bien que fidèle à une esthétique exigeante.

Après plus de dix ans où vous avez travaillé autour de personnages (Ravel, Zatopek, Tesla) et d’un événement (la guerre de 1914) historiques, vous revenez à la fiction. Pourquoi ?

Jean Echenoz : J’avais le désir de revenir à la fiction et à un roman dont l’action se passe aujourd’hui. La dimension romanesque n’était pas absente de mes quatre derniers livres, mais j’étais chaque fois tenu par une réalité biographique ou historique. J’étais

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Littérature
Temps de lecture : 9 minutes