Correspondance d’exil

Quatre années de correspondance entre le caricaturiste et éditeur Pierre Monnier et Louis-Ferdinand Céline.

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Quatre années de correspondance épistolaire et autant de soutien. Tel est le lien entre le caricaturiste et éphémère éditeur Pierre Monnier et l’écrivain Louis-Ferdinand Céline. Le premier est d’abord un lecteur fervent, le second vit alors en exil, sur les bords de la Baltique, au Danemark, fuyant la justice à la suite de ses écrits antisémites. Monnier n’a eu de cesse de s’employer à une résurrection éditoriale de l’auteur de Voyage au bout de la nuit, quand Céline, dans son long râle plaintif et atrabilaire, n’en affiche pas moins une défiance sur le métier d’éditeur (« tous maquereaux, épiciers, voleurs »). Annotées par Jean-Paul Louis (fondateur des éditions Du Lérot), ce sont là 325 lettres, dynamiques, envolées, qui livrent les relations (souvent tumultueuses) de l’écrivain avec son éditeur, mais aussi son rapport à l’exil et à la langue française.


Louis-Ferdinand Céline, lettres à Pierre Monnier, 1948-1952, Gallimard, 572 p., 35 euros.

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