« Je ne suis pas un salaud », d’Emmanuel Finkiel : Être ou ne pas être reconnu

Dans Je ne suis pas un salaud, Emmanuel Finkiel propose le portrait d’un homme qui cherche en vain sa place. Une tragédie à résonance universelle.

Christophe Kantcheff  • 24 février 2016 abonné·es
« Je ne suis pas un salaud », d’Emmanuel Finkiel : Être ou ne pas être reconnu
© **Je ne suis pas un salaud**, Emmanuel Finkiel, 1 h 51. Photo : Bac films distribution

Si Voyages, son premier long métrage, avait une évidente dimension mémorielle (mais ne comportait pas de scène reconstituée), Emmanuel Finkiel est un cinéaste qui explore le présent avec une sagacité exemplaire. À l’heure de la crise des réfugiés, il faudrait revoir Nulle part, terre promise (2009), qui suivait un groupe de migrants, un cadre d’une entreprise délocalisatrice et une touriste, trois emblèmes du déplacement contemporain dont les motivations diffèrent mais ne sont pas sans lien de cause à effet. Le film se plaçait sobrement sur un plan politique, quand Welcome, sur un thème semblable, sombrait dans un désagréable pathos.

Je ne suis pas un salaud ne cède

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Cinéma
Temps de lecture : 4 minutes