Rachid Arhab : « La télé est un reflet des blocages de notre société »
Des quotas ne régleraient pas le problème, estime Rachid Arhab. C’est une réflexion politique et collective qui doit être menée.
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© JACQUES DEMARTHON/AFP
Derrière lui, trois décennies de journalisme et six années au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Rachid Arhab a dirigé le service politique -d’Antenne 2, avant d’être le présentateur phare du JT de 13 heures de France 2, entre 1998 et 2000. Depuis fin janvier, après trois années durant lesquelles, en ancien membre du CSA, il n’a pas eu le droit d’exercer pour une chaîne sous la compétence du CSA, Rachid Arhab a retrouvé sa liberté. Aujourd’hui, il ambitionne de créer une chaîne franco-algérienne, sur le modèle d’Arte. Tout en gardant un œil avisé et critique sur le petit écran.
En 2008, vous présentiez une première étude sur la diversité. Comment s’est-elle mise en place ?
Rachid Arhab Quand je suis arrivé au CSA, il y avait un climat politique porteur, qui tentait de comprendre les émeutes de 2005. J’ai d’abord refusé cette étude parce que toute ma carrière avait consisté à refuser d’être le représentant de la diversité. J’avais aussi beaucoup de mal avec ce terme « diversité », qui, selon moi, est seulement valable pour la faune et la flore. J’ai finalement accepté, en me tournant principalement vers les sociologues, notamment Éric Macé, et en
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