Grégoire Leprince-Ringuet : « La liberté est une question de morale »

Dans La Forêt de Quinconces, Grégoire Leprince-Ringuet déploie – en vers – un charme et une audace incroyables. Il évoque ici ses influences et s’explique sur ses choix narratifs et de réalisation.

Christophe Kantcheff  • 22 juin 2016 abonné·es
Grégoire Leprince-Ringuet : « La liberté est une question de morale »
© Photo : DR.

Acteur depuis l’âge de 14 ans et les Égarés d’André Téchiné, Grégoire Leprince-Ringuet passe à la réalisation alors qu’il n’a que le double de cet âge. En ces temps d’Euro, plutôt que de parler foot, le jeune homme, juste avant l’entretien, évoque une phase de jeu tennistique qui le fascine, celle où un joueur s’épuise à l’attaque quand son adversaire ne cesse de renvoyer la balle. « En face, c’est Churchill, c’est l’esprit de résistance, extrapole-t-il. Un gars attaque, concentre toute la tension sur ses épaules et finit par perdre. C’est une belle leçon, non ? » Une entrée en matière qui témoigne d’un regard pénétrant.

Qu’est-ce qui est insuffisant dans l’activité d’acteur pour avoir eu le désir de passer à la réalisation ?

Grégoire Leprince-Ringuet : Je me suis toujours senti comme un instrument dans la main d’un créateur. En tant qu’acteur, je ne me sentais pas la légitimité de m’investir tout entier dans mon rôle. Quand j’ai participé à des films que je trouve beaux,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Cinéma
Temps de lecture : 9 minutes