Quand la revue du FMI enterre le « néolibéralisme »
L’institution critique l’austérité, la déréglementation de la finance, s’en prend aux critères de Maastricht et prône la redistribution des richesses.

Les Diafoirus néolibéraux sont habillés pour l’hiver. Et la critique qu’ils viennent de subir est d’autant plus dure qu’elle émane de leur cheptel de théoriciens. Dans un article publié début juin par la revue du Fonds monétaire international (FMI) _Finance et développement, trois économistes de l’institution taillent en brèche trois décennies de dogmes néolibéraux.
Les politiques d’austérité, les critères européens de Maastricht, les erreurs de Jean-Claude Trichet, l’ancien président de la Banque centrale européenne… Tout le monde en prend pour son grade.
« Agenda néolibéral »La note s’en prend à la « déréglementation » des marchés financiers et à « l’ouverture sans cesse croissante aux mouvements de capitaux », imposés par « l’agenda néolibéral ». Cela a certes permis, selon les économistes, « l’expansion du commerce mondial » et la diffusion des savoir-faire à travers le monde. Mais les flux financiers à court terme,