Pater non austère

Toni Erdmann, de l’Allemande Maren Ade, associe une charge contre la mondialisation à la chronique des rapports complexes entre une fille et son père. Une merveille de drôlerie et de sensibilité.

Christophe Kantcheff  • 20 juillet 2016 abonné·es
Pater non austère
© Photo : DR

Plusieurs semaines après la fin du Festival de Cannes, où il était en compétition, on se demande encore comment Toni Erdmann, troisième long métrage de -l’Allemande Maren Ade, a pu en repartir bredouille. Voilà une œuvre qui, par le biais d’un comique inénarrable, associe une charge contre la mondialisation délétère à la chronique d’une relation compliquée entre une fille et son père.

En outre, Toni Erdmann a le caractère accueillant des films qui réservent une place à leur spectateur : plus on le fréquente, plus on est saisi par la sensibilité derrière une certaine rudesse, et plus on aime se trouver en compagnie de ses deux principaux personnages, interprétés avec un brio impressionnant par Sandra Hüller (Ines) et Peter Simonischek (Winfried).

On dit que les chiens ne font pas des chats. Voire. On peut difficilement faire plus dissemblables qu’Ines et son père. Habillée selon

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Cinéma
Temps de lecture : 5 minutes