Tout au bout de la langue

Dans Les Amours Chino, roman en vers, Christian Prigent poursuit le récit sexué et carnavalesque d’une vie inspirée de la sienne.

Christophe Kantcheff  • 20 juillet 2016 abonné·es
Tout au bout de la langue
© John FOLEY/Opale

« De la musique avant toute chose », disait Verlaine. C’est bien cela que dispense le nouveau livre de Christian Prigent, Les Amours Chino. De la musique, mais pas d’onctueux sirop ni de sage mélodie : du tumulte, de la fureur punk, du free-jazz ou, terme plus adapté mais impropre, de la free-poetry. Qu’on en juge : « L’oisellerie rit au-dessus des ocelles/Truitées (non saumon ni iris mais le son/Pointillé sur des dermes d’ocre âcre qu’elle/Aura débouillassés de frais des

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Littérature
Temps de lecture : 2 minutes