Université d’été du PS Nantes, c’est fini !

Le Parti socialiste peut-il encore tenir des réunions publiques ?

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Le Parti socialiste peut-il encore tenir des réunions publiques ? La question est posée après l’annonce par Jean-Christophe Cambadélis de l’annulation de l’université d’été que le parti gouvernemental devait tenir du 26 au 28 août à Nantes. « Les conditions de tranquillité, de sérénité, de sécurité ne sont pas réunies », s’est justifié le patron du PS. Comme Manuel Valls, il incrimine « l’ultra-gauche ». Pourtant, les opposants à la loi travail qui perturbent fréquemment les réunions organisées autour de ministres pour défendre l’action du gouvernement ne se réduisent pas à cette mouvance.

Le 29 juin, à Bordeaux, Stéphane Le Foll a dû écourter son meeting après avoir été vivement chahuté par d’anciens militants mécontents de la ligne gouvernementale, donnant lieu à de nombreuses interruptions, interpellations et finalement expulsions par le service d’ordre. Le 1er juillet, à Montpellier, Manuel Valls, qui ­inaugurait un tramway, a été hué et sifflé durant tout son discours. Le 4 juillet, à Lille, c’est par une porte arrière que le porte-parole du gouvernement a dû accéder au meeting de « Hé oh la gauche », transformé en « réunion privée », pour éviter les manifestants bruyants qui faisaient le siège de la salle. Ces derniers mois, une cinquantaine de permanences socialistes ont également été dégradées.

Dans ce contexte, quitter La Rochelle, où se tenait traditionnellement l’université d’été du PS, pour Nantes, ville de toutes les contestations, n’était pas très judicieux. Depuis quinze jours, un appel invitait « toutes celles et ceux que ce gouvernement révulse à s’organiser partout pour converger à Nantes ». Plutôt que de tenir son université sous cordon de CRS et de gendarmes mobiles, le PS tiendra donc cinq à six universités régionales en septembre. Sans pour autant de garantie de tranquillité.


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