Calais : l’impossible démantèlement
L’évacuation de la jungle pourrait intervenir le 24 octobre. Mais les associations s’inquiètent du flou concernant les perspectives d’accueil et d’orientation pour les occupants du camp, à qui les autorités annoncent pourtant une opération « humanitaire ».
dans l’hebdo N° 1424 Acheter ce numéro

Ce devait être le 17 octobre. Il est question désormais du 24. Mais, en fait, personne ne sait quand doit intervenir le démantèlement de la jungle de Calais. Quand les 200 centres d’accueil et d’orientation (CAO) prévus par le gouvernement un peu partout en France seront prêts. Quand le camp de réfugiés parisien ouvrira ses portes. L’opération est sans cesse reportée. « Ce flou est fait exprès », grince un membre de Médecins du monde. Exprès pour éviter une forte mobilisation des No Border et des mouvements de résistance parmi les réfugiés vivant dans le bidonville. Exprès pour limiter l’exposition médiatique. Exprès pour maintenir le suspense entre l’évacuation de Notre-Dame-des-Landes et le démantèlement de la jungle, prévus aux mêmes dates… Soit les plus gros points de crispation du territoire de ce quinquennat.
« Cinq mille à 6 000 places seraient déjà disponibles en CAO. Même s’il en manque encore pour atteindre les 9 000 visées, pour quelles raisons ne pas commencer le déménagement alors que l’hiver est arrivé ?, s’étonne Vincent De Coninck, du