Israël : les militantes pour la paix expulsées

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Les militantes pour la paix, dont le bateau a été arraisonné mercredi par la marine israélienne à l’approche de Gaza, ont toutes été expulsées vendredi. Une étudiante norvégienne, Synnie Sofie Reksten, a été la dernière à subir ce sort.

Treize femmes, dont la prix Nobel de la paix nord-irlandaise, Mairead Maguire, et la parlementaire algérienne Samira Douaifia, avaient embarqué en Europe pour tenter de rallier l’enclave palestinienne de Gaza soumise depuis dix ans à un terrible blocus terrestre, aérien et maritime. Leur bateau a été intercepté à 35 milles nautiques (64 820 mètres) de la côte de Gaza, et les militantes ont été brièvement détenues à Ashdod, dans le sud d’Israël, avant d’être expulsées.

Depuis 2008, plusieurs expéditions ont tenté de forcer le blocus israélien. En 2010, un assaut israélien sur une flottille avait causé la mort de dix militants turcs, provoquant une grave crise entre Israël et la Turquie. Ces expéditions visent à attirer l’attention du monde sur la situation de Gaza.

Le blocus israélien, aggravé par la fermeture de la frontière avec l’Égypte, créé une situation sanitaire dramatique pour les deux millions d’habitants de cet étroit territoire dirigé par le Hamas. L’Onu estime que l’eau potable pourrait venir à manquer dans les prochaines années. Les matériaux permettant de reconstruire les habitations détruites lors des bombardements israéliens de 2014, sont pour la plupart interdits d’entrée.

Gaza illustre également le non-respect par Israël des accords d’Oslo. Les Palestiniens de l’enclave, qui devaient pouvoir pêcher jusqu’à vingt milles (37 040 mètres) de la côte, n’ont pratiquement plus accès à cette zone.


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