Scènes de chasse aux réfugiés dans les Alpes-Maritimes
Des militaires en armes pour poursuivre des mineurs. C’est le moyen employé parfois pour attraper les réfugiés qui sont alors directement renvoyés en Italie, en dépit des lois et conventions internationales.

Longeant la frontière avec l’Italie, la vallée de la Roya. Cette région escarpée des Alpes-Maritimes est devenue, à mesure que l’Europe érigeait ses murs, l’un des points de passages les plus utilisés par ceux qui souhaitent entrer en Europe. Mais à travers les montagnes, les voies d’autoroutes, les ravins et autres tunnels de voies ferrés, s’engagent de folles courses poursuites entre les forces de l’ordre et les migrants.
Déterminés à traquer les réfugiés, les policiers, gendarmes et militaires armés n’hésitent plus à se rendre jusque dans les maisons des personnes qui osent venir en aide à ces exilés, et à les placer en garde à vue. Sur place, les associations et citoyens solidaires ne cessent d’alerter sur ce qu’il se passe dans la vallée de la Roya, dénonçant la politique migratoire menée dans le département des Alpes-Maritimes.
« C’est peut-être considéré comme illégal, mais on fait le boulot du gouvernement. C’est-à-dire celui de trouver des solutions. » Et ils en trouvent. C’est en tout cas ce qu’affirme Hubert, coordinateur au sein de l’association Habitat et citoyenneté, dans les environs de Nice.
Vingt-cinq policiers ont quadrillé mon terrain et ont
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