États-Unis : Et si Clinton avait gagné ?

Le résultat semble entaché d’anomalies dans au moins trois États clés, que Trump a gagnés de justesse.

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Pas moins de 2 200 000 voix d’avance pour ­Hillary Clinton : ça commence à faire beaucoup, même dans un système électoral américain très particulier. En 2000, le démocrate Al Gore avait déjà remporté le vote populaire contre George W. Bush, mais avec « seulement » 550 000 voix d’avance sur celui qui allait être déclaré vainqueur. On sait que, dans ce mode de scrutin indirect, ce n’est pas le vote populaire qui compte, mais le nombre de grands électeurs remportés par État. Et la règle qui prévaut est celle du « winner takes all » : celui qui gagne l’élection dans un État gagne tous les grands électeurs attribués à celui-ci. Ce qui explique la distorsion entre vote populaire et vote des grands électeurs.

Mais, là où les choses se compliquent, c’est que le résultat semble entaché d’anomalies dans au moins trois États clés, le Wisconsin, la ­Pennsylvanie et le Michigan, que Trump a gagnés à la surprise générale et de justesse. Le litige porte sur 46 grands électeurs qui pourraient basculer. Cela suffirait pour remettre en cause la victoire de Trump, lequel l’a emporté avec 58 grands électeurs de plus que son adversaire (de 290 pour Trump contre 232, le résultat passerait à 244 contre 278, en faveur de Clinton). Quoi qu’il arrive, un nouveau décompte attestant d’une fraude ou d’une anomalie ouvrirait la boîte de Pandore dans un système de plus en plus contesté.

Autre particularité, le recomptage se fait aux frais de celui qui le demande. Une règle pour le moins dissuasive. Cette fois, c’est la candidate du Green Party, Jill Stein, qui a pris le risque. Pour ce droit élémentaire à la démocratie, il lui faut lever 7 millions de dollars. Elle dit en avoir déjà rassemblé 4,8 millions auprès de souscripteurs. L’histoire ne dit pas si Hillary Clinton va l’aider à réunir cette somme. Quant à Trump, flairant le danger, il a immédiatement contesté les résultats dans à peu près tous les États remportés par la candidate démocrate… On n’est jamais trop prudent.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.