Délit d'entrave à l'IVG : la « liberté d'expression » a bon dos

La proposition de loi concernant la pénalisation des sites de désinformation sur l'avortement a été adoptée par l'Assemblée nationale. Un débat houleux à coups de culpabilité catholique et de défense de la liberté d’expression.

Qui montrera qu’il se soucie le plus du droit des femmes ? Qui citera le mieux (ou le plus) Simone Veil ? Qui défendra le mieux le droit à la liberté d’expression ? Jeudi 1er décembre, toutes ces questions apparaissaient en filigrane dans tous les propos des députés à propos du texte de loi visant à étendre le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) aux sites Internet, accusés de désinformation.

Ce délit d’entrave n’est pas une nouveauté. Créé en 1993, il vise à faire cesser les actions des « commandos » anti-avortement qui s’enchaînaient aux grilles d’entrée des centres de santé. Puis, en 2014, il est étendu à l’accès à l’avortement car ces militants avaient changé de méthode : ils distribuaient des tracts à l’intérieur même des hôpitaux. Cette fois, il s’agit de s’adapter au militantisme 2.0 en surveillant les multiples sites Internet comme Ivg.net ou AfterBaiz, feintant d’informer les jeunes filles confrontées à la question de l’avortement.

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