Accord en vue entre les frères ennemis palestiniens

Denis Sieffert  • 19 janvier 2017
Partager :
Accord en vue entre les frères ennemis palestiniens
© Photo: De G à D : Azzam al-Ahmad, responsable de l'équipe de réconciliation du Fatah, Abed al-Hafeez Nofal, l'ambassadeur palestinien à Moscou et le chef adjoint du Hamas, Mussa Abu Marzuq, lors d’une conférence de presse, le 17 janvier à Moscou (Alexander NEMENOV / AFP)

Le Hamas et le Fatah sont sur le point de tomber d’accord pour former un gouvernement palestinien d’unité, ont déclaré jeudi les deux partis dans un communiqué depuis Moscou, où ils tenaient des discussions depuis dimanche.

Selon cet accord, les deux principaux partis palestiniens, rejoints par le Jihad islamique, se retrouveraient au sein de l’OLP pour former un nouveau Conseil national palestinien. Ce serait la première fois que le Hamas, mouvement islamiste, intègrerait la centrale palestinienne. Dans le prolongement de cet événement, les parties en présence s’efforceraient de former un gouvernement.

Un responsable du Fatah, le mouvement de Mahmoud Abbas, qui participait aux discussions, a déclaré au journal israélien Haaretz que « les conditions sont mûres pour un nouveau gouvernement d’unité, à la fois sur le plan interne et sur le plan international ».

Les frères ennemis palestiniens, qui ont déjà tenté à plusieurs reprises, sans succès durable, de former un gouvernement d’unité, auraient ainsi pris acte de la nouvelle conjoncture internationale, après la conférence pour la paix à Paris, la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies contre les colonies, et surtout l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. On sait le Président élu, très hostile aux Palestiniens, décidé à transférer l’ambassade américaine à Jérusalem. Ce qui constituerait une remise en cause officielle de toutes les résolutions des Nations unies.

Monde
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« La société internationale est aujourd’hui comme un bateau ivre »
Entretien 16 juin 2026 abonné·es

« La société internationale est aujourd’hui comme un bateau ivre »

Juriste, Monique Chemillier-Gendreau pense le droit et la démocratie à l’échelle internationale. Elle dresse un état du monde et de notre humanité malmenés par les guerres et la violence envers les peuples, et invite à croire en la vivacité d’une société civile capable de se globaliser.
Par Céline Martelet
Coupe du monde de football : la société civile états-unienne se mobilise contre l’ICE
États-Unis 10 juin 2026 abonné·es

Coupe du monde de football : la société civile états-unienne se mobilise contre l’ICE

Des associations, syndicats et responsables religieux américains se mobilisent contre la présence de la police fédérale de l’immigration, à l’approche de la Coupe du monde de football masculine, qui débute ce 11 juin.
Par Orlando Vinson
Mondial de football : la Fifa ferme encore les yeux sur les droits humains
Décryptage 10 juin 2026

Mondial de football : la Fifa ferme encore les yeux sur les droits humains

Par la voix de son président, Gianni Infantino, l’institution organisant la compétition s’aligne sur la politique xénophobe et violente d’un des pays hôtes, les États-Unis. La proximité entre des régimes autoritaires et la Fifa n’est pourtant pas une nouveauté.
Par Martin Eteve
Anwar Abu Eisheh : « Aujourd’hui, rester en Palestine, c’est résister »
Entretien 2 juin 2026 abonné·es

Anwar Abu Eisheh : « Aujourd’hui, rester en Palestine, c’est résister »

Celui qui fut ministre de la Culture de l’Autorité palestinienne est né en 1951 à Hébron. Engagé très jeune au sein du Fatah, il a été emprisonné puis contraint à l’exil en France. Il appelle les gouvernements occidentaux à faire pression sur Israël pour que ce pays respecte enfin le droit international.
Par Céline Martelet