Poids plume
Dans N’être personne, Gaëlle Obiégly met en scène une narratrice se remémorant des souvenirs alors qu’elle est bloquée au petit coin.
dans l’hebdo N° 1435 Acheter ce numéro

Après Mon Prochain [^1], dont nous nous étions délectés, Gaëlle Obiégly ouvre l’année avec N’être personne, placé sous l’égide de Montaigne. « Au reste, je me suis ordonné d’oser dire tout ce que j’ose faire, et me desplais des pensées mesmes impubliables. »
Cette citation des Essais mise en exergue augure bien du livre à venir. N’être personne se présente comme un journal intime dont la chronologie est explosée et sans que les millésimes ne soient indiqués. La narratrice passe d’« un 23 avril » à « un 26 janvier », puis à « un 25 septembre », et ainsi de suite. Si le mouvement de son récit ne se soumet pas au temps commun, c’est qu’il a sa logique interne. Celle-ci ne se laisse pas
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