Benoît Hamon sur un fil

Le socialiste doit se livrer à un numéro d’équilibriste s’il veut rassembler autour de sa candidature.

Pauline Graulle  • 8 février 2017 abonné·es
Benoît Hamon sur un fil
© Photo : CITIZENSIDE/Denis PREZAT/AFP

É tonnez-nous Benoît ». Devant la Maison de la Mutualité, dimanche dernier, la pancarte portée à bout de bras par l’habituel « homme au bonnet [1] » annonce la couleur : en ce jour de cérémonie d’investiture par le PS de son candidat à la présidentielle, Benoît Hamon est attendu au tournant. Par ses électeurs, d’abord, qui voient en lui l’espoir d’une candidature de gauche rassembleuse. Mais aussi par ces centaines de socialistes qui font la queue devant « la Mutu » en ce matin pluvieux. Beaucoup n’ont pas voté pour l’outsider de la primaire, alors ils attendent de voir.

Garder la ligne bien à gauche sans se mettre le parti à dos. Depuis le 29 janvier, le candidat s’est plutôt bien tiré de ce numéro d’équilibriste : répétant à l’envi qu’il tendait la main à Mélenchon et à Jadot mais sans leur tresser de lauriers, acceptant l’invitation de

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