Grèce :
 L’éternel recommencement

Comme depuis 2011, les créanciers veulent monnayer un nouveau versement au prix fort.

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La Grèce doit rembourser 7 milliards d’euros à ses créanciers avant l’été. Or, comme depuis 2011, elle ne pourra pas honorer ses dettes sans toucher au préalable la dernière tranche de crédit que le FMI et les membres de la zone euro lui ont promise en juillet 2015 (86 milliards d’euros). Et, comme depuis 2011, les deux créanciers veulent monnayer ce nouveau versement au prix fort. Pour ne rien arranger, l’Europe et le FMI s’écharpent depuis plusieurs semaines sur le diagnostic quant au déficit et à l’ampleur des efforts qu’ils réclament à la Grèce.

Le FMI, pessimiste, demande un allégement de la dette. Une option catégoriquement écartée par la zone euro, dominée par l’Allemagne, qui ne laissera pas dire que ses contribuables ont « payé pour les Grecs », surtout à quelques mois des élections générales. Berlin n’hésite pas à laisser planer la menace d’un « Grexit » en cas d’échec des pressions sur Athènes.

Faute d’allégement, le FMI demande à Athènes d’adopter un nouveau plan draconien d’économies (hausses d’impôts et baisse des retraites). Un remède qui commence à faire consensus avec les Européens. Mais cette seconde option est écartée par Alexis Tsipras, rincé par deux ans et demi de gouvernement sous le courroux de ses créanciers. Après avoir diminué les retraites et augmenté la TVA, l’impôt foncier et les cotisations sociales, il vient de faire voter de nouvelles hausses de taxes sur l’essence, le tabac et la téléphonie.

Lundi, des médias grecs affirmaient cependant que le gouvernement d’Alexis Tsipras serait prêt à céder partiellement aux pressions en échange de l’inclusion de la Grèce dans le programme de rachat de dettes de la Banque centrale européenne. La prochaine réunion des ministres de la zone euro, le 20 février, est attendue comme un point d’étape important. Mais le rapport de forces reste déséquilibré au détriment des Grecs.


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