Négociations tendues à La Poste

L’accord sur les conditions de travail à La Poste reste suspendu à la décision de la CGT.

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L’accord sur les conditions de travail à La Poste, en négociation depuis le mois d’octobre, a été paraphé le 31 janvier par quatre syndicats du groupe. Il reste néanmoins suspendu à la décision de la CGT, qui l’a accueilli avec circonspection. Fermement critiqué par l’Unsa et SUD-PTT, l’accord prévoit notamment 3 000 titularisations d’employés précaires, qui n’effacent pas la baisse continue des effectifs (-7 000 en 2016). SUD et la CGT craignent également une aggravation de la crise sociale, déjà ­préoccupante. L’accord supprime en effet le délai de deux ans entre deux « réorganisations ». Les suppressions de tournées, les fermetures de bureaux et l’évolution du métier de facteur vers des services commerciaux devraient donc s’accélérer. SUD et la CGT, qui totalisent à eux deux 50 % des voix chez les 70 000 facteurs, pourraient faire obstacle au texte s’ils décident de déposer un « droit d’opposition ». La CGT s’est donné jusqu’au 10 février pour consulter sa base et arrêter sa position.


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