Piketty enterre le revenu universel

La montagne socialiste a, une nouvelle fois, accouché d’une souris !

La baudruche du revenu universel de Benoît Hamon s’est dégonflée. Le remède miracle du candidat du PS, séduit par la thèse fumeuse de la fin du travail, consistait initialement à verser un revenu de base de 600 euros à tous. Aussi coûteuse qu’inapte à lutter contre la pauvreté, sa proposition s’est d’emblée heurtée au scepticisme du monde du travail, qu’il prétend mobiliser. Parce qu’il remet en cause la centralité du travail, le revenu universel représente une menace pour le modèle social défendu par les syndicats.

Conçu par le Conseil national de la résistance (CNR), ce modèle confie aux salariés la gestion de la part socialisée du salaire (cotisations et prestations sociales) rémunérant leur force de travail, perçue comme l’unique source de création de richesses. Illustrant cette antinomie, le scénario de revenu universel privilégié par la Fondation Jean-Jaurès (voir notre chronique dans Politis du 10 novembre 2016) prévoyait ainsi de basculer les ressources de la Sécurité sociale vers le financement du revenu de base.

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