À quoi joue l’État en Corse ?
Un coup de filet visant une vingtaine de jeunes nationalistes mardi a fait monter la tension dans l’île, alors qu’élus et militants s’emploient à promouvoir le débat démocratique depuis que le FLNC a déposé les armes en 2014.

Dix-neuf interpellations ont eu lieu en Corse à six heures du matin, le mardi 7 mars. Qui sont ces dangereux criminels ? Principalement des jeunes militants de la Ghjuventù indipendentista (GI, Jeunesse indépendantiste, syndicat étudiant majoritaire à l’université de Corte), tirés du lit par les gendarmes, pour la plupart dans la maison parentale devant leurs familles et voisins.
Les autorités leur reprochent la possession ou la confection « d’explosifs artisanaux » qui auraient pu servir lors d’affrontements durant des manifestations. Aussi répréhensibles que puissent être les faits reprochés, on peut tout de même s’étonner du zèle employé dans une procédure qui tend à attiser dangereusement les tensions entre