Ce Mai italien qui dura dix ans

Publiée en 1988 en Italie, la traduction de cette histoire du movimento paraît enfin en France.

Saluons d’abord l’imposant travail de traduction et d’annotations – bienvenues pour un lecteur peu au fait de cette décennie italienne 1968-1977, si riche en soubresauts. Cette publication est enrichie d’illustrations donnant à voir les grandes mobilisations mais aussi les expressions picturales ou murales de cette « grande vague révolutionnaire et créative, politique et existentielle ». À l’instar de la couverture montrant une immense foule lors d’un rassemblement à Rome en 1977, signée par le photographe Tano D’Amico, véritable encyclopédiste du movimento, c’est bien la diversité des sensibilités politiques ou créatrices, indissociables (ou synonymes) de l’idée de collectif, qui apparaît en premier lieu dans cet ouvrage. À la différence de Génération (paru la même année, en 1988) d’Hervé Hamon et de Patrick Rotman, parfois considéré – à tort – comme son équivalent français, et qui narrait la contestation de 1968 à partir de ses « stars » ou de ceux qui le sont devenus dans les années 1980.

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