Débat présidentiel : La verve de Mélenchon

Les tirs croisés se sont concentrés sur Marine le Pen et Emmanuel Macron, lors du premier débat réunissant cinq candidats à l’élection présidentielle, alors qu’à gauche Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se sont épargnés.

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Les cinq « grands » candidats se sont opposés au cours d’un débat particulièrement tendu, tant la confrontation était cruciale au regard de l’indécision des électeurs. Si François Fillon a promis d’entrée une vraie majorité législative, il a largement été pris sous les tirs croisés de ses concurrents. Le candidat de la droite a paru sonné, comme absent.

Benoît Hamon a directement attaqué le candidat d’En marche ! sur les doutes entourant les personnalités qui le financent, expliquant avoir « évalué combien le poids des lobbies est fort » et dénonçant une campagne « polluée par l’argent ». Emmanuel Macron a pris l’engagement « de n’être soumis à personne ». Taquin, Jean-Luc Mélenchon a conclu : « Il faut bien qu’il y ait un débat au PS ! »

Tout au long de la soirée, Emmanuel Macron a soigné son électorat de droite, notamment sur la question du droit du travail.

À gauche, Mélenchon et Hamon ont respecté leur pacte de non-agression. Mieux, le candidat de la France insoumise a même qualifié « d’idée brillante » le revenu universel de Benoît Hamon, même s’il concède ne pas vouloir la mettre en œuvre en l’état.

Un pacte qui a été écorné à l’heure des sujets internationaux. La Russie de Vladimir Poutine est indiscutablement le point de friction entre Jean-Luc Mélenchon, qui veut organiser une conférence de sécurité pour évoquer les frontières que « personne n’a négocié à la chute de l’URSS », tandis que le candidat socialiste refuse d’accorder une légitimité à l’annexion de la Crimée par la Russie, en violation du droit international. Au total, un débat rythmé avec quelques belles passes d’armes. Les deux candidats de gauche ont tenu leur rang dans un exercice dominé par l’aisance de Mélenchon.


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