Disparition : Averty, le pionnier audacieux

L’auteur, réalisateur et producteur, décédé à l’âge de 88 ans, avait fait de la télévision un art.

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C’est peu dire de Jean-Christophe Averty qu’il avait fait de la télévision un art. L’auteur, réalisateur et producteur, décédé à l’âge de 88 ans ce 4 mars, a nourri pendant plus de cinquante ans le petit écran avec quelque 500 émissions, cornaquées toujours à l’inventivité, bouleversant les codes et les formats, inaugurant les clips bien avant l’heure, maniant l’ironie, la fantaisie et la magie, alternant les genres (peinture, fictions, variétés ou bande dessinée). 

Ce fils de quincaillier et d’institutrice, formé à l’Idhec, féru de théâtre et de jazz, avait débuté à la radio-télévision française dès 1952, aux premiers temps des postes de télé, percevant d’emblée tous ses possibles, entre les truquages et les montages, à une période où les audaces étaient permises. Et il n’en manquait pas, participant à « Cinq colonnes à la une » ou « Dim Dam Dom », animant « Les Cinglés du music-hall », sur France Culture, multipliant les documentaires (Montand, Étaix, Nougaro ou Gainsbourg), véhiculant son credo : « La télévision doit donner à rêver, à réfléchir, à faire sourire. »


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