Fukushima : six ans après, rien n’est réglé

Les effets de l'explosion des réacteurs le 11 mars 2011 se font encore sentir dans la région environnante de la centrale nucléaire japonaise, sur le plan écologique comme sur le plan humain.

Six ans se sont écoulés depuis la catastrophe de Fukushima ; et, autant les traces du tsunami s’effacent peu à peu dans le paysage, autant les effets souvent invisibles de l’explosion des réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi continuent à marquer la vie des hommes, des femmes et des enfants. Ceux qui ont subi une irradiation dont l’ampleur est toujours laissée dans le flou par les autorités japonaises ; et ceux qui ont, en plus, dû fuir la zone contaminée, pour s’installer chez des amis ou de la famille ou, plus nombreux, pour être logés dans des camps provisoires.

© Politis

Là, impossible de retrouver une vie normale : ils sont parfois rejetés ou jalousés par les populations auprès desquelles ils vivent sans se mélanger – car considérés comme des « étrangers ». Ceux du camp d’Onigoe et d’ailleurs m’ont souvent raconté qu’ils passaient pour des privilégiés parce qu’ils touchent une indemnité mensuelle de l’État et de la Région, et parce qu’ils sont logés dans des petites maisons de deux pièces au confort minimum, qui conviennent à des couples mais où les familles avec enfants ont bien du mal à vivre. D’autant plus qu’ils ne retrouvent pas souvent du travail.

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