Le retour de la dérégulation

Le candidat Macron vient de se déclarer favorable à un allégement de la régulation bancaire.

La crise financière qui a débuté en 2008 avait interrompu le cycle de libéralisation financière qui l’avait précédée. Il a été reconnu que le déficit de régulation a été l’une des causes de la crise. Si les autorités états-uniennes n’avaient pas levé les règles destinées à limiter le surendettement des ménages à la fin des années 1990, la crise des subprimes n’aurait sans doute pas eu lieu. Les années qui ont suivi la crise ont été marquées par un renforcement de la régulation financière, d’une ampleur cependant moindre qu’à la suite de la crise de 1929. Or, plusieurs indices permettent de penser que l’on se trouve depuis peu au début d’un nouveau cycle de dérégulation financière. L’événement le plus spectaculaire est la signature, le 3 février, par Donald Trump de l’un de ses fameux décrets présidentiels, abrogeant une partie de la loi Dodd-Frank mise en place en 2010 par l’administration Obama pour encadrer l’activité bancaire. En janvier 2017, on avait déjà appris que les grands régulateurs des banques à l’échelle de la planète avaient, faute d’accord, interrompu leurs négociations en vue de finaliser les règles dites de « Bâle III », destinées à limiter les risques pris par les banques internationales.

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