Dossier : Quand les politiques réécrivent l'histoire

Madagascar, une insurrection réprimée dans le sang

Le 29 mars 1947, les Malgaches se révoltent pour l’indépendance.

Le gouvernement et les organes de presse sont restés, à l’époque, plutôt silencieux. Le 29 mars 1947, trois ans avant que les Malgaches se libèrent de l’emprise coloniale française, une révolte jaillit sur tout le territoire. Elle est réprimée par l’armée à coups de tortures, d’incendies de villages et d’exécutions sommaires.

Dès le printemps 1946, Joseph Raseta et Joseph Ravoahangy, membres du Mouvement démocratique de la rénovation malgache (MDRM), déposent une proposition de loi à l’Assemblée nationale, à Paris. Les deux députés demandent l’indépendance. Elle est refusée par le gouvernement.

Six mois plus tard, ils remportent des sièges aux législatives à Madagascar, mais les autorités françaises ne lâchent rien, alors que seulement 35 000 Européens vivent sur cette île de quatre millions d’habitants. Face à cette situation, l’insurrection démarre et dure plus de vingt mois.

L’armée française compte 30 000 hommes, principalement des troupes coloniales. Désorganisée, elle tire à vue. Le nombre de morts reste flou. L’Assemblée nationale ainsi que certains spécialistes évoquent à ce moment-là près de 80 000 morts. D’autres études, plus récentes, comptabilisent 30 000 à 40 000 décès.

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