Mélenchon refuse « l’arrangement » que lui suggère Hamon

Fort d’une popularité croissante, le candidat de la France insoumise a justifié, au Havre, devant 5 000 partisans, son refus de se ranger derrière le candidat du PS.

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Indifférent à l’appel à l’unité (autour de lui) lancé quelques heures auparavant par Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon entend continuer son « chemin, sans ne céder rien », a-t-il expliqué aux 5 000 partisans venus l’écouter mercredi soir aux Docks du Havre, une salle que son concurrent socialiste avait été très loin de remplir le 10 mars :

J'ai marché mon chemin, sans ne céder à rien, je ne vais pas commencer aujourd'hui ! À faire le contraire ou à m'engager dans je ne sais quel arrangement qu'on me suggère de faire.

Rappelant combien il avait eu raison de refuser de participer à une primaire qui opposait des « lignes [si] opposées » que « le vote n’a rien réglé », tout en agissant « par loyauté vis-à-vis de gens […] qui sont les premiers à ne pas tenir leur propre parole », Jean-Luc Mélenchon a noté que « l’explosion a eu lieu ». « Ce ne sont pas nos affaires, en tout cas, ce n'est pas la mienne », a-t-il conclu, assurant ne pas être « en compétition avec Hamon ». « Maintenant, l'étape pour nous tous, c'est de rattraper Fillon et, une fois qu'on l'aura fait, de rattraper le suivant ! »

Reprenant sa critique de la « tambouille » politicienne, le candidat de la France insoumise a assuré à ses partisans ne dépendre que d’eux : « C'est à vous que j'ai fait la promesse, je ne négocierai rien, avec personne ! » Ce qui « n'empêche pas de dire "bienvenue" à ceux qui veulent prendre place dans nos rangs, avec nous, qui ne demandent rien, comme nous, nous ne demandons rien ».

« Notre tâche, c'est de regrouper et fédérer tout ce qui peut l'être », a-t-il rappelé, après avoir constaté que le PS qui « vient d'éclater sous nos yeux », était « réduit à l'emballage, contenant des matériaux connus et assez explosifs quand on les rapproche », et agitait « un malheureux candidat que l'on dépouille chaque jour d'une partie de son équipage » tout en trafiquant « une future majorité de machins, de bidules et de trucs ».


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.