Un trafic animalier et végétal de 15 milliards d’euros
Au-delà du rhinocéros de Thoiry, des éléphants, des orchidées, des oiseaux, des fauves continuent de disparaître, proies d’un commerce mondial illégal.

La mort mardi d’un rhinocéros de 5 ans au parc zoologique de Thoiry, tué pour scier sa corne, ne doit pas masquer un autre drame écologique : la disparition chaque année de 1 200 de ses congénères en Afrique du Sud tués par des braconniers. Sans oublier tous ceux qui sont massacrés dans les autres pays africains ainsi qu’en Asie. Avec un objectif identique : s’emparer de leurs cornes (certains en portent deux) car elles valent plus que de l’or pour les trafiquants, qui les réduisent ensuite en poudre. Car, pour des riches d’Asie et du Proche-Orient, cette poudre est réputée raviver la libido des mâles et contribuer à résister au vieillissement des hommes.
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