Ils ont tiré sur les insoumis

Le plan de relance aurait créé trois millions d’emplois utiles.

Le spectre d’une insoumission de la France a hanté l’Europe. Un véritable peloton d’exécution s’est formé pour faire feu sur le programme de Jean-Luc Mélenchon : les plumes acerbes du Figaro et d’autres quotidiens, les voix autorisées de la radio publique, le prix Nobel Jean Tirole, le rédacteur en chef d’Alternatives économiques. Ils ont accusé d’irresponsabilité un programme suspecté de creuser l’endettement et de provoquer une hausse des taux d’intérêt. Ils ont fustigé la hausse des salaires, présumée entraîner une dégradation de la compétitivité et des destructions d’emplois. Ces mercenaires et idiots utiles ont tort. Le plan de relance de 273 milliards d’euros sur cinq ans aurait provoqué un effet bénéfique sur l’activité utile. Développant la transition écologique, les services publics et la Sécurité sociale intégrale, cette politique aurait créé trois millions d’emplois. Elle était d’autant plus crédible que le budget de fonctionnement et les comptes de la Sécurité sociale auraient été excédentaires, compte tenu de la révolution fiscale envisagée. L’emprunt se limitait à financer le plan d’investissement. Le déficit budgétaire prévu était de 3,5 % du PIB, comparable à ce qu’il fut au cours du quinquennat passé. Le déficit public et le taux d’endettement auraient même décru, au regard des excédents primaires engendrés par la reprise. Il n’y avait donc aucune raison économique pour que les taux d’intérêt se tendent.

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