Législatives : la France insoumise et le PCF sont-ils irréconciliables ?

Pour l’heure, le « troisième tour de la présidentielle » s’annonce mal, à gauche, faute d’accord entre les communistes et le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

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Les communistes et la France insoumise arriveront-ils un jour à s’entendre ? Ou vont-ils finir par s’affronter aux législatives, au risque de n’avoir que très peu d’élus, voire aucun, à l’Assemblée nationale ? Suite à l’appel, hier, de Pierre Laurent, le leader du PCF, au mouvement de Jean-Luc Mélenchon pour trouver le plus rapidement possible un accord sur les législatives (lire ici), la France insoumise (FI) a laissé entendre, ce matin, qu’elle ne ferait pas vraiment de compromis en dehors de ceux qu’elle avait déjà proposés.

Manuel Bompard, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, a ainsi expliqué que s’il avait « bien entendu les propos de Pierre Laurent », les discussions qui se sont tenues pendant des mois avec le PCF avaient achoppé à cause de la formation communiste. « À chaque étape des discussions, le PCF a refusé l’ensemble des propositions », a-t-il affirmé. Et de rappeler que Pierre Laurent avait estimé, au mois de novembre, qu’un accord national n’était « ni possible ni souhaitable » et que, par la suite, le PCF avait refusé d’accepter les propositions de désistements réciproques faites par FI (lire ici). Puis, comme pour dire que FI était toujours en position de force dans les négociations, Manuel Bompard a ajouté qu’« à cette étape, il y a 494 circonscriptions sur lesquelles des candidats de la France insoumise ont été investis » et que dans 78 % d’entre elles, « le candidat de la France insoumise serait en capacité d’être présent au deuxième tour ».

Dans son appel d’hier, Pierre Laurent avait estimé que la question des législatives était « cruciale » pour combattre la politique qui sera mise en place par le prochain président de la République « quel qu’il soit ». Or, si FI et le PCF n’arrivent pas à se mettre d’accord, il ne resterait à la gauche, éradiquée de l’Assemblée nationale, que la rue pour se faire entendre.


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