Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter, s’estimant « censuré »

Après avoir diffusé sa chronique, refusée à France Inter, sur Facebook, l’humoriste a annoncé qu’il quittait l’émission « La bande originale ».

Malika Butzbach  • 27 avril 2017
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Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter, s’estimant « censuré »

S alut Nagui, salut tout le monde ! Ah non y a personne en fait parce qu’on m’a demandé de ne pas faire cette chronique sur France Inter. Mais c’est pas grave, ici on est sur France Interne ! », lance Pierre-Emmanuel Barré. Publiée vers 18 heures mercredi 26 mars, la vidéo comptabilise plus de 5 millions de vues 24 heures après. Durant quatre minutes, l’humoriste porte son message : non, ne pas voter au deuxième tour n’est pas un acte antidémocratique. Lui-même n’ira pas voter, ni pour Marine Le Pen ni contre Macron. « Je n’aime pas son programme, je ne vote pas pour lui. C’est la démocratie. »

« La chasse aux sorcières contre les abstentionnistes »

La défense de l’abstentionnisme, qui n’est pas nouvelle chez ce chroniqueur, prend un nouveau tournant dans l’entre-deux-tours où s’affrontent Emmanuel Macron (En marche !) et Marine Le Pen (Front national). « Qu’il encourage l’abstention, c’est faire le jeu du FN », déclare le présentateur Nagui dans Le Parisien. Ce dernier a refusé la chronique, pour après proposer à l’humoriste de la faire « sans changer une ligne », le lendemain. « Quand on me demande de ne pas faire une chronique, je démissionne », argumente Pierre-Emmanuel Barré, qui y voit une censure.

« Tout est tendu en ce moment »

C’est donc par choix que le chroniqueur a décidé de quitter l’antenne. Il affirme cependant être en bon terme avec l’équipe de France Inter. « Tu reviens à ce micro quand tu veux », l’a invité Nagui dans l’émission du jeudi 26 avril. La directrice de la radio publique, Laurence Bloch, prône la liberté d’expression : « Tant que je serai là, tout le monde pourra s’exprimer librement. » Pour l’humoriste, cette histoire est finie : « J’ai démissionné et ça ne risque pas de changer. Je comprends leurs arguments, mais bon, tout est tendu en ce moment. »

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