Quelle majorité pour Macron ?

Entre un PS plus divisé que jamais et une droite prête à en découdre, sa capacité à établir une base stable est incertaine.

Arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, Emmanuel Macron a évoqué, dès sa victoire, une « majorité parlementaire à construire dès demain ». Partant de rien, la tâche est rude. L’ancien ministre de l’Économie l’affirme pourtant : il y aura bien 577 investis aux couleurs d’En marche ! aux législatives. L’appel à candidatures a été lancé en début d’année et la publication des nominations devait se faire par vagues successives, mais la virulence des oppositions entre pressentis a reporté l’annonce à « l’issue du second tour, dans le lancement de la campagne législative », d’après Jean-Paul Delevoye, ancien ministre de Jacques Chirac et président de la commission d’investiture d’En marche !. Neuf membres de cette commission travaillent d’arrache-pied sur les 14 000 demandes enregistrées : profil du prétendant, sociologie de la circonscription, situation politique et avis de l’élu local. Le choix est cornélien et stratégique. D’autant que, prônant le « renouveau des visages », Emmanuel Macron a exigé que la moitié de ces candidats soit issue de la société civile ; l’autre, des partis politiques classiques.

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