Complicité de « génocide environnemental »

Des leaders Amérindiens dénoncent le rôle de banques françaises dans la construction d’oléoducs qui menacent leurs terres.

Maïa Courtois  • 31 mai 2017 abonné·es
Complicité de « génocide environnemental »
© Brendan Smialowski/AFP

Au milieu des actionnaires de la Société générale, le mardi 23 mai, Juan Mancias, chef de la tribu amérindienne Esto’k Gna, se lève. À peine le temps de se présenter et de poser sa question au micro que des huées se font entendre dans la salle : « On s’en fiche ! » L’assemblée s’agite, à tel point que Juan Mancias doit se rasseoir et laisser l’association Les Amis de la Terre prendre la parole à sa place. Ils sont six leaders amérindiens à avoir parcouru des milliers de kilomètres pour interpeller les banques françaises, lors des assemblées générales d’actionnaires, sur les conséquences de leurs investissements

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Écologie
Temps de lecture : 7 minutes