Libérer le travail, vraiment ?

Le profit ne peut plus être le seul critère pour les investissements.

Réduire les « charges », autoriser l’employeur à organiser un référendum pour déroger à la loi, plafonner les indemnités prud’homales pour les licenciements abusifs : voici ce qu’Emmanuel Macron appelle « libérer le travail ». Il s’agit en fait de réduire le coût du travail et l’incertitude sur les coûts de licenciement. M. Macron et le Medef croient que les patrons ont peur d’embaucher faute de savoir combien ça leur coûterait de virer abusivement le salarié…

Marx parlait du capital fixe comme d’un « travail mort » : « Le moyen de travail, du fait de sa transformation en un automate, se pose face au travailleur comme capital, comme travail mort qui domine et aspire la force vivante du travail. » Si M. Macron veut libérer le travail, c’est seulement le travail mort, c’est-à-dire le capital. Il veut que les patrons puissent innover et devenir plus compétitifs pour investir et accumuler davantage. Son espoir est que le travail mort, libéré de toute entrave, crée de l’emploi, c’est-à-dire du travail vivant.

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