Un écart net mais un Président mal élu

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Certes, l’écart avec Marine Le Pen est important (65,5% contre 34,5%), mais il n’en reste pas moins vrai qu’Emmanuel Macron est un Président moins bien élu qu’il y paraît. Un taux d’abstention (25,3 %), et un nombre de votes blancs et nuls records (8 %), et surtout, fait exceptionnel, une participation en baisse au second tour par rapport au premier.

On peut imaginer que l’abstention atteindra des taux très élevés dans des départements populaires, comme la Seine-Saint-Denis, où Jean-Luc Mélenchon avait obtenu ses meilleurs scores. Cette carte de la France politique préfigure sans aucun doute la difficulté que rencontrera Emmanuel Macron pour appliquer un programme très antisocial.

Mais le mauvais score relatif de Marine Le Pen, dû probablement à un débat catastrophique, ne doit pas faire oublier que la candidate du Front national a obtenu plus de 11 millions de voix, soit deux fois plus que Jean-Marie Le Pen en 2002 (5,5 millions de suffrages). Ce qui donne la mesure de la colère, même exprimée de la façon la plus erratique et dangereuse, qui couve dans la société française.

La question est de savoir qui parviendra à organiser cette colère, et cela dès les législatives. Marine Le Pen, malgré son échec cinglant, a immédiatement pris position en lançant un appel au dépassement du Front national. La réponse de la gauche sera évidemment capitale.

Le rôle de la France Insoumise, sa capacité à rassembler la gauche, sera évidemment décisive pour que la résistance à la politique libérale promise par Emmanuel Macron n’aille pas renforcer l’extrême droite, lui assurant une nouvelle avancée dans cinq ans. Ce sera dès le mois de juin l’enjeu des législatives qui peuvent rebattre les cartes.


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