Le pari de Cécile Duflot

Divisée, la gauche pourrait perdre la 6e circonscription de Paris, au profit d’un jeune macroniste.

En arrivant devant l’école du 77, boulevard de Belleville, où se déroule le meeting de soutien à Cécile Duflot ce jeudi 1er juin, on se rend compte de l’étendue des dégâts : pas moins de vingt-six panneaux électoraux attendent leur affichage. La 6e circonscription de Paris – à cheval entre le XIe et le XXe arrondissement –, réputée « la plus à gauche » de la capitale, est guettée par un grave risque de dispersion. Dans la cour de récré, l’ambiance est détendue. La députée sortante, candidate à sa succession, attend Benoît Hamon, venu lui apporter son soutien : la candidate porte les couleurs du PS depuis l’accord présidentiel entre EELV et Solférino. Parmi la petite centaine de personnes venues assister à la réunion publique, les étudiants du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) occupent le terrain, tous drapeaux dehors. L’occasion de vérifier que la rumeur dit vrai : les jeunes se sont massivement encartés au PS avant le premier tour de la présidentielle, en vue du prochain congrès. Pour le moment, rien n’est encore acté, mais si Hamon et Duflot font campagne commune pour les législatives, ils jouent clairement le coup d’après : « Il faut reconstruire la gauche ! », lance le candidat socialiste devant les sympathisants locaux. Après avoir constaté que, pendant le quinquennat, « le cœur de cette famille politique s’est éteint », il propose de le faire battre de nouveau avec Cécile Duflot, pour qui cette visite a clairement « un sens pour l’avenir ».

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