Migrants : Des policiers plutôt qu’un toit

Le nouveau ministre de l’Intérieur a assuré que « plus de 150 policiers et gendarmes seront envoyés » dans le Calaisis et le Dunkerquois.

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Dans le Calaisis et le Dunkerquois, des centaines des migrants dorment encore dans la rue. Des nouveaux arrivants, mais aussi certains de retour après un passage dans les centres d’accueil et d’orientation. C’est le cas à Grande-Synthe, depuis l’incendie du camp de la Linière le 10 avril. Damien Carême, le maire de la ville, s’est dit « prêt à rouvrir lui-même un centre d’accueil pour les 250 migrants qui errent dans les jardins et espaces verts puisque l’État fait la sourde oreille ». Sa demande de rendez-vous avec Gérard Collomb est restée lettre morte pour le moment. Mais, dans un entretien au Parisien, le nouveau ministre de l’Intérieur a donné les grandes lignes de sa future gestion de l’accueil des migrants en assurant que « plus de 150 policiers et gendarmes seront envoyés sur place » cette semaine. Ultime provocation pour les migrants et les bénévoles d’associations locales, qui ont dénoncé le harcèlement quotidien qu’ils subissent de la part des forces de l’ordre.


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