Dossier : La meilleure façon de marcher, c'est encore la nôtre

Exil ou évasion : marcher pour survivre

Lluis Montagut, en 1939, fuit le fascisme espagnol. François Mitterrand, en 1941, s’évade du stalag. Mamadou Bah, en 2016, franchit la frontière italienne : trois récits où la marche fut salvatrice.

Marcher pour fuir les guerres, échapper à la mort, ou s’évader d’une prison. La philosophe Hannah Arendt voyait dans les réfugiés « le groupe le plus symptomatique de la politique contemporaine [1]. » La Retirada Parmi les étymologies du mot « retraite », on trouve le geste de se mettre hors d’atteinte des bottes que porte l’adversaire. C’est pour s’éloigner des bottes du fascisme de Franco à partir de la prise de Barcelone par ses troupes, le 26 janvier 1939, que 500 000 personnes ont fui l’Espagne pour…

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