L’emploi et les champignons

Les chômeurs préféreraient leurs somptueuses allocations au labeur.

Tout ce qui se prépare au nom de l’emploi, dont la destruction du code du travail, repose sur des idées simples elles-mêmes savamment théorisées par les économistes néolibéraux. La plus répandue est la suivante : le chômage est d’abord de la responsabilité des salariés et… des chômeurs, syndicats en renfort. Ce serait le conservatisme de ces derniers, accrochés à des « privilèges » d’un autre âge, qui produirait le chômage. Les employeurs n’y seraient pour rien, et il serait temps de les aider à embaucher en s’en prenant aux rigidités d’un marché qui exige que la concurrence « libre et non faussée » y exerce ses effets bienveillants en ajustant l’offre et la demande via un prix (le salaire) d’équilibre.

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