« L’homme qui marche », l’universel en mouvement

Le chef-d’œuvre de Giacometti renvoie celui qui le regarde à sa propre condition humaine et à l’absurdité de celle-ci.

Pauline Graulle  • 26 juillet 2017 abonné·es
« L’homme qui marche », l’universel en mouvement
© photo : BORIS ROESSLER / DPA

Il a une curieuse position, cet « homme qui marche ». Le torse un peu trop incliné vers l’avant, comme s’il essayait, mais en vain, de soulever sa jambe arrière. Impossible de l’extirper de la cimaise dans laquelle le sculpteur, Alberto Giacometti, l’a engluée. Entre la tête qui avance et ce pied qui résiste, la tension résonne dans ce frêle corps de bronze. Elle le fait entrer en mouvement.

Il y a du Beckett – dont Giacometti fut l’ami de vingt ans – dans cet homme qui marche, immobile, sous nos yeux. Il nous renvoie à la condition humaine et à son absurdité. Nous dit que l’homme a beau vouloir avancer, il est entravé par les semelles de plomb

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Culture
Temps de lecture : 3 minutes