PMA, GPA : « Le risque de marchandisation des corps n’est qu’un prétexte »

Le Comité d’éthique a donné un avis favorable à la PMA mais pas à la GPA. Stéphane Nadaud critique moins la décision que la méthode et les objectifs mêmes de cette instance.

Olivier Doubre  • 5 juillet 2017 abonné·es
PMA, GPA : « Le risque de marchandisation des corps n’est qu’un prétexte »
© photo : Frédéric Cirou/AFP

L’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) du 21 juin porte sur les « demandes sociétales » concernant le « recours à l’assistance médicale à la procréation ». Il est favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, celles qui sont en couple hétérosexuel mais aussi, désormais, les lesbiennes et les célibataires, son avis reflétant l’acceptation de plus en plus large de la société sur la question. En revanche, concernant la gestation pour autrui (GPA), le CCNE a renouvelé son refus. Stéphane Nadaud, auteur de nombreux livres sur les rapports entre les normes et le corps dans la société capitaliste, propose une critique pour le moins radicale de la méthode et des objectifs du CCNE.

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Société Police / Justice
Temps de lecture : 9 minutes