Saint John Coltrane, une vie sans limites

Un demi-siècle après la disparition du célèbre saxophoniste américain, le monde du jazz n’en finit pas de revisiter son œuvre.

En 2017, John Coltrane aurait eu 91 ans. Ce qu’une vie plus longue de cinquante années aurait permis à son intelligence hors-norme de concevoir dépasse nos capacités d’imagination. Il suffit de se pencher sur l’extraordinaire intensité de sa carrière pour le comprendre. Du début des années 1950 à 1967, on compte généralement quatre grandes étapes de création qui recouvrent et outrepassent les périodes stylistiques propres à l’époque – particulièrement dense, puisqu’elle commence au crépuscule de la première révolution de l’histoire du jazz, le be-bop, et se termine à l’aube d’un second cataclysme, le free-jazz.

Du be-bop, avec sa réinvention du système harmonique, Coltrane est un adepte de la première heure. À 23 ans, il est engagé dans le grand orchestre de Dizzy Gillespie qui, gage d’une estime rare, le garde à ses côtés lorsque des problèmes financiers l’obligent à réduire sa formation. Travailleur acharné, passionné de théorie, Coltrane assimile très tôt les prouesses de l’incontournable Charlie Parker. Il devient un hard-bopper accompli au sein du quintet historique de Miles Davis.

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