Attac : Les alternatives en marche

À Toulouse, l’association a réuni les mouvements sociaux européens dans une gravité particulière, mais elle croit plus que jamais en la diffusion de ses solutions.

Erwan Manac'h  • 30 août 2017 abonné·es
Attac : Les alternatives en marche
© photo : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP

Avec Trump et Macron au pouvoir, les dérives fascistes de gouvernements partout sur la planète, la criminalisation de l’aide aux migrants, l’élaboration d’accords commerciaux néolibéraux, etc., l’université d’été d’Attac aurait pu sombrer dans une morosité décourageante. Pourtant, les mouvements sociaux européens, réunis du 23 au 27 août à Toulouse à l’invitation de l’association altermondialiste, affichent une certaine sérénité. Et la conviction que les solutions – qu’ils imaginent pour certains depuis les années 1970 – n’ont jamais été aussi nombreuses et ancrées dans les territoires. « Ce sont des milliers et des milliers d’initiatives qui s’organisent partout dans le monde », assure Josette Combes, de la commission alternatives d’Attac et du réseau international Ripess. Mises bout à bout, ces initiatives dessinent une transition de plus en plus claire depuis une dizaine d’années.

Exemple sur le terrain économique : les monnaies locales complémentaires, qui permettent d’intensifier les échanges en circuit court, et donc de réduire l’empreinte carbone de la consommation, notamment. Elles connaissent un essor important ces dernières années. Au Pays basque, l’eusko atteint un volume en circulation équivalant à 600 000 euros, pour 3 000 utilisateurs. Depuis mars, c’est également une monnaie numérique, ce qui facilite considérablement sa diffusion, en particulier pour les commerçants, qui devaient jusqu’à aujourd’hui payer leurs fournisseurs

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 8 minutes

Pour aller plus loin…

La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés
Histoire 5 février 2026

La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés

Marquées par les traumatismes de guerre, de racisme ou de pudeur, les histoires familiales des enfants issus des générations postcoloniales peinent à être partagées. Face à ces silences, les enfants héritent d’une mémoire fragmentée, et peinent à retrouver leur récit.
Par Kamélia Ouaïssa
Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression
Analyse 5 février 2026 abonné·es

Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression

Les médias dominants, ou mainstream, semblent aborder encore l’histoire coloniale et l’immigration à travers un regard dominant. Podcasts, médias indépendants et plateformes numériques deviennent alors des lieux de contre-récit, de mémoire et de réappropriation.
Par Kamélia Ouaïssa
« Je voulais raconter la condition des femmes noires »
Entretien 5 février 2026 abonné·es

« Je voulais raconter la condition des femmes noires »

Avec Sous nos peaux, Maïram Guissé explore l’intime des femmes noires de son entourage. En mêlant témoignages et parcours personnels, l’autrice interroge l’identité, les enjeux de représentation et la place que la société réserve aux corps noirs.
Par Kamélia Ouaïssa
« La gestion des naissances n’est pas en dehors du système capitaliste »
Entretien 5 février 2026 abonné·es

« La gestion des naissances n’est pas en dehors du système capitaliste »

À rebours d’une vision nataliste centrée sur l’économie, la géographe Clélia Gasquet-Blanchard interroge les conditions d’accompagnement à la naissance dans un système capitaliste.
Par Salomé Dionisi