Une utopie en vingt actes
De 1963 à 1983, la ville de Nancy est, grâce à son festival mondial, au cœur de la vie culturelle de l’époque. Dans un livre aussi vivant que documenté, Jean-Pierre Thibaudat en fait la passionnante chronique posthume.
dans l’hebdo N° 1467 Acheter ce numéro

De 1963, on se rappelle surtout l’assassinat de John Kennedy. C’est aussi une année qui se révélera capitale dans l’histoire du théâtre en France. Celle de la naissance d’un rendez-vous dont le souvenir est aujourd’hui en passe de s’effacer : le Festival mondial du théâtre de Nancy (FMT), dans lequel Jean-Pierre Thibaudat voit rien de moins que « le dernier grand festival du XXe siècle ». Soit non seulement une vitrine des révolutions théâtrales de l’époque, mais aussi un laboratoire d’où sortent « de futurs grands directeurs de théâtre ou producteurs ». Un fabuleux miroir du « miracle et du mirage d’une époque », écrit le critique et écrivain, qui en fait le récit dans un beau-livre publié aux Solitaires